Mardi 14: Théâtre Gallo-Romain des Bouchauds Saint-Cybardeaux

À quelques kms de Rouillac, sur la commune de Saint-Cybardeaux se trouvent les vestiges du sanctuaire et du théâtre gallo-romain des Bouchauds. Le théâtre, construit à flanc de colline, offre une vue panoramique sur la vallée de la Charente. Cet édifice, composant caractéristique des agglomérations romaines, a fonctionné entre le Ier et le IIIe siècle après J.-C. Jouxté par un sanctuaire, le théâtre pouvait être en relation avec la religion et le rassemblement cultuel.

Les proportions exceptionnelles de l’édifice, ainsi que sa capacité estimée à 5 000 ou 8 000 spectateurs, en font l’un des plus grands de la Gaule rurale. Son excellent état de conservation permet de découvrir les différents éléments de l’architecture des théâtres romains.

Envahi par les broussailles jusqu'à la fin du 19ème siècle, le théâtre gallo-romain des Bouchauds est sorti de l'oubli quand le propriétaire des terres, un certain Jean Gonthier, originaire d'Orgeville commence une série de fouilles, à la recherche d'un trésor féodal… Piètre archéologue, le malheureux chercheur ne trouvera bien sûr pas le trésor convoité, mais vendra même les gradins à une fabrique de chaux.

Malgré cela, il reste l'inventeur de ce site classé monument historique en 1881.Adossé à une colline boisée, orienté vers les plaines du nord (fait quasi unique) il est l'un des plus importants de France de par son diamètre de 105 mètres de large, aussi imposant que celui du théâtre d'Orange.

Le site, avant tout destiné aux cultes,l'un des plus remarquables de la région Poitou-Charentes, correspond à l'antique Germanicomagus et constituait entre autres une halte routière.

Le théâtre gallo-romain des Bouchauds est situé sur la commune de Saint-Cybardeaux en Charente, le long de la via Agrippa qui reliait Saintes à Lyon dite Chemin des Romains ou Chemin chaussé. Les ruines du sont au cœur d’une concavité naturelle dans le flanc d’une colline qui accueille un sanctuaire à son sommet. Situé au sommet de la colline, en haut du théâtre, il est composé de deux ensembles, dont l'un date du Ier siècle et l'autre de la fin du IIe siècle ou du début du IIIe siècle. 

On ignore le nom des divinités qui étaient vénérées dans le sanctuaire. Associé à des sanctuaires de tradition celtique, il était lié au culte impérial. Le site des Bouchauds offre donc une superbe illustration de ce que fut le monde gallo-romain, mélange de tradition celtique et de nouveautés apportées par les conquérants romains.