Samedi11 :Abbatiale – Marcillac-Lanville

Le prieuré Notre-Dame de Lanville, dépendance de l’ordre de Saint-Augustin, fut l’un des établissements monastiques les plus prestigieux de l’Angoumois. Les volumes imposants de l’église romane, conjugués aux formes gothiques des bâtiments conventuels, se détachent avec élégance entre le village de Lanville et les champs.
Ce prieuré, fondé en 1120, porte les stigmates des mutilations des guerres de Religion et des aménagements successifs entre le XIIe et le XVIIIe siècle A l’extérieur de l’abside sont conservées des inscriptions funéraires du XIIe siècle. De nombreuses restaurations ont contribué à mieux connaître l’édifice et à le mettre en valeur. Ainsi, des peintures murales d’époques différentes (XVe -XVIIIe siècles) ont été mises au jour dans la nef et le transept ; de nouveaux vitraux réalisés par le maître-verrier Coline Fabre redonnent une belle luminosité colorée aux espaces intérieurs. Les bâtiments conventuels ont été construits lors de deux périodes. Au nord de l’église s’élèvent les ruines du cloître et de la salle capitulaire, édifiés aux XVe et XVIe siècles. Au sud-ouest de l’église, de nouveaux bâtiments monastiques furent construits aux XVIIe et XVIIIe siècles. Aujourd’hui, le site reprend vie grâce, entre autre, aux restaurations des bâtiments de l’ancien prieuré par la Communauté de communes du Rouillacais.

 Étape importante sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Marcillac et Lanville furent réunis en une seule paroisse à la fin du XVIème siècle. L'église de Marcillac étant plus qu'une ruine, celle de Lanville servit aux deux. Cet édifice est un remarquable monument de l'art roman Angoumoisin du XIIème siècle par ses dimensions et la qualité de son architecture. Son importante silhouette romane s'aperçoit de loin dans les terres. L'édifice est classé Monument Historique en 1942.

L‘ancienne église prieurale de Lanville, dédiée à Notre-Dame, a été vraisemblablement fondée avec le prieuré attenant au début du XIIe siècle sur l’initiative de Girard II, évêque d’Angoulême, dans un vallon arrosé par une source abondante. Ce prieuré fut soumis à partir de 1120 à la règle des chanoines réguliers de Saint-Augustin et resta conventuel jusqu’à sa suppression en 1791.

L’église et le prieuré ont eu à souffrir des conséquences de la Guerre de Cent Ans, mais l’ensemble monumental sortit dans sa majeure partie relativement indemne des combats, qui entrainèrent la destruction du proche château de Marcillac. Le cloître fut la seule victime apparente des luttes acharnées que se livrèrent les belligérants, il a été reconstruit en style gothique au XVIe siècle. Les restes très endommagés des arcades de ce cloitre et de la salle capitulaire se trouvent sur le côté nord du chevet et de la nef de l’église.